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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 16:13

8- Le divorce :


Dans le christianisme :

   Il est totalement interdit de divorcer. Le Nouveau Testament prône l'indissolubilité du mariage : "Et moi, je vous dis : quiconque répudie sa femme - sauf en cas d'union illégale - l'expose (la rend) adultère ; et si quelqu'un épouse une répudiée, il est adultère"(Matthieu 5:32). Cet idéal est irréaliste car quand un couple va mal et qu'on ne peut plus rien faire, leur interdire le divorce n'arrangera rien. Forcer des caractères incompatibles à vivre ensemble contre leurs volontés n'est ni efficace, ni raisonnable. Ce qui explique pourquoi le monde chrétien ait été obligé de cautionner le divorce.


Dans le judaïsme :

   Il autorise le divorce, même sans aucune cause, mais que pour le mari. Ce droit n'est donné qu'à l'homme. Le Talmud dit que si une femme a mangé dans la rue, si elle a bu avec gourmandise dans la rue, si elle a allaité dans la rue, le rabbin Meir dit qu'elle doit quitter son mari (Git.89a). Le Talmud a rendu obligatoire le divorce de la femme stérile (aucun enfant depuis 10 ans) : "Nos rabbins nous enseignent : si un homme prend une femme et vit avec elle pendant 10 ans et qu'elle ne porte pas d'enfant, il doit divorcer d'elle" (Yeb. 64a).

   Les épouses n'ont pas le droit de demander le divorce. Elle peut réclamer le divorce devant le tribunal juif avec une très bonne raison. Mais il a très peu de situations qui le permettent : un mari qui souffre de défauts physiques ou de maladies de la peau, un mari qui manque à ses responsabilités conjugales... Mais, à la fin, c'est le mari qui doit donner le divorce, un tribunal ne peut le faire. Le tribunal peut condamner le mari, l'emprisonner, le faire payer une amende ou l'excommunier. Toutefois, si le mari est obstiné, il peut refuser le divorce et la garder attachée à lui indéfiniment ou pire, il peut l'abandonner sans lui accorder le divorce ou la laisser sans mari ni divorce. Il peut épouser une autre femme ou même vivre avec une maîtresse hors union. La femme délaissée ne peut ni se marier à un autre homme, ni vivre avec une autre homme. Aux Etats-Unis, on trouve entre 1000 et 1500 femme juives enchaînées, alors qu'en Israël, on atteint 16000. Des maris extorquent des milliers de dollars de leurs femmes piégées en échange du divorce.


Dans l'islam :

   L'islam a une position médiane entre le christianisme et le judaïsme. Les couples sont encouragés à explorer toutes les voies de réconciliations, le divorce se fait quand il a plus aucune solution. Le divorce est reconnu mais décourager par tous les moyens. Pour le mari, le divorce est appelé "talaq" et pour la femme, il s'appelle "khula". Si le mari dissout le mariage, il ne peut récupérer aucun cadeau de mariage qu'il lui a donné (S.4 ; V. 20). Si c'est la femme qui divorce, elle peut retourner ses cadeaux de mariage à son mari : "Et il ne vous est pas permis de reprendre quoi que ce soit de ce que vous leur aviez donné, à moins que tous 2 ne craignent de ne point pouvoir se conformer aux ordres imposés par Allah. Si donc vous craignez que tous 2 ne puissent se conformer aux ordres d'Allah, alors ils ne commettent aucun péché si la femme se rachète avec quelque bien. Voilà les ordres d'Allah. Ne les transgressez donc pas" (S. 2 ; V. 229).

   Dans certains cas, une femme voudrait rester mariée, mais se trouve obligée de divorcer pour des cas de force majeure : cruauté du mari, désertion sans aucune raison, mari qui ne remplit pas ses responsabilités conjugales... Elle peut terminer son mariage par le khula comme elle peut décider d'aller au tribunal pour avoir le divorce. Elle ne pourra jamais rester enchaîner par un mari récalcitrant.

   Le Coran donne 4 types de conseils dans le cas où le mariage est sur le point de s'effondrer : exhorter les épouses, puis s'éloigner d'elles dans leurs lits et les frappez (en sachant que c'est pas des petites frappes qui ne doit pas laisser de marques et fait avec un sawak). En cas d'échec, on cherche l'aide des familles. Battre son épouse est une mesure temporaire et fait que si ça remédie à la situation. Que cette mesure fasse quelque chose ou pas, le mari ne peut pas continuer et alors la réconciliation par les famille doit être mise en place. Le Prophète (saws) a enseigné que ces mesures doit être faite en cas de force majeure et que la punition doit être faible, de même il a condamné toute punition physique non justifiée.

   Pour la femme dont la mauvaise conduite de son mari est la cause d'une rupture prochaine du mariage, le Coran lui conseille de chercher d'abord la réconciliation. Le Coran ne conseille pas à l'épouse les 2 mesures de l'abstention du sexe ou du châtiment corporel parce que ça pourrait provoquer une réaction violente du mari. ça ferait souffrir autant l'épouse que le mariage. Certains érudits musulmans ont suggéré que le tribunal puisse appliquer ces peines contre le mari à la place de l'épouse. Le tribunal avertirait le mari rebelle, puis lui interdirait le lit de son épouse et enfin lui administrerait une châtiment corporel symbolique. L'islam donne aux couples musulmans des conseils bien plus viables pour sauver leur mariage dans les situations de problème et de tension. S'il a un problème avec l'un des partenaires, le Coran conseille à l'autre partenaire de prendre les actions possibles et efficaces pour sauver leur couple. Si toutes les mesures échouent, l'islam autorise les partenaires à se séparer en paix et à l'amiable.

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 01:35

Le prophète Idriss ('alayhi salam)

 

Présentation :

   Il est l'arrière petit-fils du Prophète Seth (Chith en arabe) ('alayhi salam) et serait le grand-père de Noé (Nuh) ('alayhi salam). Il est né pendant la vie d'Adam ('alayhi salam) et a vécu avec lui (soit 120 ans ou 308 selon les sources) selon la Sunnah. C'est le 3ème prophète d'Allah (subhana wa ta3la) après Adam et Seth ('alayhuma salam).

   Son prénom Idriss vient de "darasa" qui veut dire étudier en arabe. En effet, il avait étudié les livrets révélés à Adam et Seth (as), d'où l'origine de son nom. Son nom syriaque est Enoch.

   Son don de prophétie lui fut donné à 40 ans, comme le Prophète Muhammad (sallallahu 'alayhi wa salam).

   Il y a divergence sur son lieu de naissance : certains disent qu'il serait né en Irak, d'autres en Egypte. Allahu 3lem.

   Son message était d'inciter les gens à adorer Allah (swt) et ne pas commettre de péchés, le message de tous les prophètes.

 

   Idriss (as) était un homme intelligent et enseignait de nouvelles techniques. Ce fut le premier homme à introduire l'écriture en utilisant le roseau comme plume sur une feuille de papier. De même pour la couture, il l'enseigna aux gens en leur montrant comment tailler et coudre les vêtements. Il enseigna aussi les mouvements des étoiles, ainsi que la mesure des poids avec la balance. Ce fut aussi le premier homme à fabriquer des armes de chasse et de défense. Il faisait le métier de tailleur.

  Il était connu pour sa sagesse et ses exhortations. On cite parmi ses exhortations : "La patience alliée à la foi en Allah (swt) donne la réussite", "Si vous invoquez Allah (swt), alors soyez sincères dans l'intention et de même pour le jeûne et pour les prières", "Evitez les choses acquises de sources viles", "La vie de l'âme, c'est la sagesse". Il divisait son temps en 2 parties : il passait 3 jours à prêcher son peuple pour l'inviter à adorer Allah (swt) et 4 jours pour l'adoration d'Allah (swt). Il ne laissait personne sur terre sans lui apprendre à faire le bien et éviter le mal au point qu'il avait dans sa balance l'ensemble des bonnes actions de tous les gens de la terre.

 

Son histoire :

   On rapporte que de son temps, les gens commençaient à adorer le feu. De même, de son temps, il avait un roi cruel qui contrôlait totalement la vie et la propriété des gens.

   Un jour, le roi sortit en excursion. En route, il a vu un joli jardin qu'il a beaucoup aimé. Habitué à tout avoir, il appela le propriétaire et lui demanda de lui remettre son jardin. Le propriétaire étant un homme pieux lui a répondu que grâce au jardin, il subvenait aux besoins de sa famille et qu'il ne voulait donc pas le lui donner. Le roi lui offrit de l'acheter mais il refusa. Le roi retourna donc à son palais de mauvaise humeur.

   La femme du roi qui était méchante lui dit d'appeler certains de ses amis haut placés comme des témoins au tribunal afin de dire que le propriétaire complotait contre le roi. Quand ses amis eurent témoigné, le propriétaire fut appelé et accusé. Malgré le fait qu'il clamait son innocence, le roi ne le crut pas et le tua. Puis il confisqua la terre de l'homme pour la prendre.

   Ce meurtre déplut fortement à Allah (swt) qui ordonna à Idriss (as) d'aller voir le roi et lui dire qu'il avait tué un homme pieux, volé une terre et laissé sa famille sans un sou. Il l'avertit qu'il le punirait en reprenant sa royauté, détruisant sa capitale et en donnant à manger aux chiens de la chair de sa femme. Quand Idriss (as) lui dit cela, le roi devient furieux et lui dit : "Il faut mieux que tu partes avant que je ne te tue de mes propres mains".

  Idriss (as) repartit, mais la reine envoya des hommes à ses trousses pour le tuer. Idriss (as) appris que sa vie était en danger et quitte la ville pour se réfugier dans une caverne, dans une montagne, et un ange lui apportait à manger. Il priait Allah (swt) en disant : "Ô Seigneur, n'envoie pas tes bénédictions sur cette ville".

   Sa prière fut exaucée et la punition d'Allah (swt) fut tombée sur le roi. Il perdit son trône et mourut d'une mort honteuse, sa capitale fut détruite et la chair de sa femme fut dévorée par des chiens sauvages. La royauté tomba dans les mains d'un autre roi cruel.

   20 ans passèrent depuis la disparition d'Idriss (as), pas une seule goutte de pluie ne tomba et le peuple souffrit terriblement. Ils ont réalisé que leur misère était causée par la malédiction d'Idriss (as) et ont prié Allah (swt) de leur pardonner. Allah (swt) leur pardonna et envoya Idriss (as) dans la ville. Tout le monde l'entoura et lui promit de lui obéir et d'adorer Allah (swt). Idriss (as) pria donc et la sècheresse prit fin. Il guida son peuple pendant de nombreuses années.

   A la fin de sa vie, Allah (swt) l'éleva au paradis alors qu'il était encore vivant.

 

Les verset du Coran parlant d'Idriss (as) :

   Sourate 19 Maryam; versets 56 et 57 : "Et mentionne Idris, dans le Livre. C'était un véridique et un prophète. Et nous l'élevâmes à un haut rang".

   Sourate 21 al anbiya (les prophètes) ; versets 85 et 86 : "Et Ismaël, Idris, et Dhul-kifl qui étaient tous endurants ; que Nous fîmes entrer en Notre miséricorde car ils étaient vraiment du nombre des gens de bien".

 

Hadith de la rencontre du prophète Muhammad (saws) et du prophète Idriss (as) au 4ème ciel :

   Lors du voyage nocturne, Anas Ibn Malik (radiya Allahu anhu) rapporte dans le Sahih Muslim que Muhammad (saws) aurait rencontré Idriss (as) au 4ème ciel : "Le jour où le Prophète (saws) fut transporté au ciel, il monta au 4ème ciel où il trouva un homme assis et il demanda : "Qui est-ce, Jibra'il (Gabriel)?". Celui-ci répondit : "Idriss". Idriss (as) dit : "Bienvenue au Prophète vertueux et au frère vertueux" (rapporté par Al Bukhari et Muslim).

 

Sources :

Wikipédia

imaniatte.over-blog.com

www.lejardinducroyant.com

www.islamreligion.fr

 

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 16:36

7- Les propriétés de l'épouse :

Dans le Christianisme :

   Jusqu'à récemment, ils suivaient les mêmes règles que le judaïsme. Les familles offraient à leurs filles des dots. Une femme pouvait réclamer sa dot si le mariage était annulé, sauf si elle était coupable d'adultère. Dans ce cas, elle perdait son droit à la dot au profit de son mari. La femme mariée en Europe et en Amérique chrétienne perdait son droit sur ses biens et ce jusqu'à la fin du 19ème siècle et début du 20ème. Elle perdait ses biens et sa personnalité. Aucun de ses actes n'avait de valeur légale. Pire, si une personne avait participé avec elle, cette dernière était coupable de crime et accusée de complicité de fraude. Elle ne pouvait ni attaquer en justice ni être attaqué, ni pouvait attaquer en justice son propre mari. L'épouse appartenait à son mari, elle perdait ses biens, sa personnalité légale et son nom de famille.

 

Dans le judaïsme :

   Le mari possède son épouse comme s'il possédait une esclave. Cette conception est la raison du double norme dans les lois de l'adultère et du pouvoir du mari à annuler les serments de sa femme. Dès qu'une femme est mariée, elle perd complètement n'importe quel contrôle sur ses propres biens ou sur ses gains au profit de son mari. "Puisqu'il a pris possession d'une femme, n'est-il pas logique qu'il prenne possession de ce qu'elle possédait?". Le mariage peut rendre la femme la plus riche pratiquement sans le  sou. Le Talmud décrit la situation financière de la femme : "Comment une femme peut-elle posséder quoique ce soit? Tout ce qui est à lui est à lui, et ce qui est à elle est aussi à lui...Ses propres salaires et ce qu'elle trouve dans la rue sont aussi à lui. Les objets du foyer, jusqu'aux miettes de pain sur la table sont à lui. Si elle aurait un invité à la maison et qu'elle le nourrissait, cela serait voler son mari..." (San. 71a, Git. 62a). Toute propriété de la femme n'a pour fonction que de susciter des prétendants au mariage. La famille juive assigne à une fille un part des biens du chef de famille pour l'utiliser comme dot en cas de mariage. C'est à cause de cette dot qu'avoir des filles est un fardeau pour les pères. La dot est un cadeau de mariage présenté au mari. Le mari devient propriétaire de la dot après le mariage et l'épouse perd tout contrôle. On lui demandait de travailler après le mariage et tous les gains qu'elle récoltait va au mari. Elle peut reprendre ses biens qu'en 2 occasions : le divorce ou la mort de son mari. Si la femme meurt en premier, le mari héritait de ses biens tandis que si l'homme meurt, la femme reprend sa dot originale sans prendre les biens de son mari.

 

Dans l'islam :

   Depuis le 7ème siècle de l'ère chrétienne, l'islam a octroyé aux femmes mariées la personnalité indépendante que l'occident judéo-chrétien lui a refusée. La mariée et sa famille ne sont pas obligées de présenter un cadeau au mari. La fille n'est pas un handicap. Elle n'a pas besoin de cadeaux pour attirer des maris potentiels. C'est au prétendant de présenter un cadeau de mariage. Ce cadeau est la propriété de la femme, ni le prétendant, ni la famille n'ont de droit dessus. Elle retient ses cadeaux de mariage même si elle divorce plus tard. La mari n'a aucun droit sur les biens de sa femme excepté ce qu'elle accepte de lui offrir. "Et donnez aux épouses leur mahr, de bonne grâce. Si de bon gré, elles vous en abandonnent quelque chose, disposez-en alors à votre aise et de bon coeur" (Sourate 4 ; verset 4). Les biens sont sous son contrôle total et pour son utilisation car c'est le mari seul qui a la charge de subsistance de l'épouse et des enfants. Elle n'est pas obligée de subvenir aux besoins de la famille sauf si elle le veut volontairement. Les époux héritent mutuellement. Une femme mariée conserve son statut juridique légal en toute indépendance et son nom de famille.

 

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 18:15

6- Les serments :


Dans le christianisme :

   Selon la Bible, un homme doit tenir et réaliser tous les serments qu'il a fait envers Dieu. Par contre, le serment d'une femme ne constitue pas nécessairement une obligation pour elle. Le serment doit être approuvé par son père, s'il habite avec elle, ou bien par son mari, si elle est mariée. Si aucun des 2 ne veulent endosser le serment de la femme, toute promesse de sa part devient nulle. "Mais si son père la désapprouve le jour où il a entendu parler, aucun de ses voeux et de ses obligations par lesquelles elle a obligé son âme ne demeurent obligatoires... Son mari peut ratifier ou annuler n'importe quel voeu qu'elle fait ou n'importe quelle obligation à son âme par serment" (Nombres 30 : 2-15). La raison étant que la femme est la propriété de son père ou de son mari. Leur contrôle est absolue au point où ils pourraient la vendre !

   Les répercussions des directions bibliques sur la femme sont : elle n'a aucun statut légal, aucun de ses actes n'avait aucune valeur légale, Son mari pouvait répudier tout contrat et toute affaire de commerce ou transaction faite par la femme. Les femmes ont ainsi souffert pendant presque 2000 ans.

 

Dans le judaïsme :

   La littérature rabbinique indique que le mariage représente un transfert de contrôle du père au mari. La femme étant la propriété de l'un et ensuite de l'autre. Les répercussions sont les mêmes que dans le christianisme de ce fait.


Dans l'islam :

   Le serment de chaque musulman, homme ou femme, est une obligation et un engagement. Personne n'a le droit de répudier les promesses de l'autre. L'impossibilité de tenir un serment solennel doit être expié comme un acte inique. "Allah ne vous sanctionne pas pour la frivolité dans vos serments, mais Il vous sanctionne pour les serments que vous avez l'intention d'exécuter. L'expiation en sera de nourrir 10 pauvres, de ce dont vous nourrissez normalement vos familles, ou de les habiller, ou de libérer un esclave. Quiconque n'en trouve pas les moyens devra jeûner 3 jours. Voilà l'expiation pour vos serments, lorsque vous avez juré. Et tenez vos serments" (Coran sourate 5, verset 89). Un homme ne peut pas prêter serment pour sa femme ou sa fille. De même, il ne peut pas répudier le serment d'une femme.

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 16:15

5- L'adultère :

   C'est un péché dans les 3 religions. la Bible ordonne la sentence de mort sur l'homme et la femme adultères (Lévitique 20 : 10). L'islam punit l'homme et la femme adultères aussi (S.24 ; V.2). La différence est dans la définition de l'adultère. Dans le Coran, c'est entre un homme marié ou une femme mariée dans une affaire extra-maritale. Dans la Bible, c'est une affaire extra-maritale quand c'est une femme mariée qui a commit l'adultère (Lévitique 20 : 10 , Deutéronome 22 : 22 , Proverbes 6:20 - 7:27).

Dans le christianisme :

   Si un homme marié a une ou des relations sexuelles avec une femme non mariée, cela n'est pas un crime selon la Bible. Il y a péché si la femme est mariée seulement. L'épouse est considérée comme droit exclusif du mari et sa propriété. L'épouse, elle, n'a pas de droits exclusifs sur son mari. Donc, si un homme a des relations sexuelles avec une femme mariée, il a violé la propriété d'un autre homme et sera puni.

Dans le judaïsme :

   Si un homme marié a des relations extra-maritales avec une femme non mariée, ses enfants sont considérés comme légitimes. Mais, si une femme mariée a une relation extra-maritale avec un homme marié ou pas, ses enfants sont illégitimes et considérés comme des bâtards ou des convertis. Et cette ségrégation est transmise aux enfants pendant 10 ans.

Dans l'islam :

   Aucune femme n'est considérée comme la propriété d'un homme (Coran S.30 ; V.2). Dans la conception coranique du mariage, il y a amour, bonté  et tranquilité.

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 16:14

4- Témoignage de la femme :

Dans l'islam :

    Le Coran exige des croyants lors de transactions financières la présence de 2 témoins hommes et, à défaut de 2 hommes, un homme et 2 femmes (S.2 ; V.282). Mais il y a des situations où le témoignage de la femme compte comme ayant le même poids que celui de l'homme. Le témoignage peut même invalider celui de l'homme. Si un homme accuse sa femme d'adultère, le Coran lui demande de jurer 5 fois pour appuyer la culpabilité de sa femme et si la femme nie et jure 5 fois, elle n'est pas considérée coupable et dans les 2 cas, le mariage est dissous (S.24 ; V.6 à 11).

Dans le judaïsme :

   Les femmes étaient interdites de témoigner car c'était une des 9 malédictions infligées aux femmes à cause d'Eve. Aujourd'hui, les femmes en Israël ne peuvent pas produire des preuves dans les tribunaux rabbiniques. Les rabbins justifient cette interdiction en citant la Génèse (18 : 9-16) où il est dit que Sara, l'épouse d'Abraham, avait menti. Les rabbins utilisent cet incident pour prouver que les femmes ne sont pas qualifiées comme témoins.

Dans le christianisme :

   Si un homme accuse sa femme d'adultère, le témoignage de celle-ci ne sera pas pris en compte. L'épouse doit subir un procès par épreuve. Elle passe par un rituel complexe et humiliant pour prouver sa culpabilité ou son innocence (Nombres 5 : 11-31). Si la sentence la déclare coupable, elle mourra. Si elle est innocente, son mari sera exempt d'iniquité. De même, si un homme prend une épouse et l'accuse de ne pas être vierge, le témoignage de la femme ne comptera pas. Ses parents doivent apporter la preuve de sa virginité devant les anciens de la ville. S'ils n'y arrivent pas, elle est lapidée à mort devant le seuil de la maison de son père. Si les parents prouvent son innocence, le mari devra payer une amende de 100 shekels d'argent et il ne pourra plus la divorcer pendant toute sa vie (Deutéronome 22 : 13-21).

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 13:06

3 - Période des règles :


Dans le christianisme et le judaïsme :

   Les lois juives sont restrictives. Quant à l'Ancien Testament, il considère toute femme qui a ses règles comme sale et impure. De plus, ses proches peuvent être infectés par son impureté. Tout objet ou personne touché est impur pendant 1 jour. "Lorsqu'une femme a un écoulement de sang et que du sang s'écoule de son corps, elle restera pendant 7 jours dans la souillure de ses règles. Qui la touchera sera impur jusqu'au soir. Toute couche sur laquelle elle s'étendra ainsi souillée, sera impure ; tout meuble sur lequel elle s'assiéra sera impur. Quiconque touchera son lit devra nettoyé ses vêtements, se laver à l'eau et il sera impur jusqu'au soir. Quiconque touchera un meuble, quel qu'il soit, où elle se sera assise, devra nettoyer ses vêtements, se laver à l'eau, et il sera impur jusqu'au soir. Si quelque objet se trouve sur le lit ou sur le meuble sur lequel elle s'est assise, celui qui le touchera sera impur jusqu'au soir." (Lévitique 15 : 19-23). La femme était parfois "bannie" par éviter tout contact avec elle. Elle était envoyés dans une maison spéciale, appelée "maison de l'impureté".

   Le Talmud qualifie le femme en règles comme "mortelle" même sans contact. "Nos rabbins nous ont enseigné : ...si une femme en règles passe entre 2 hommes, si c'est au début des règles, elle tuera l'un des deux, et si c'est à la fin de ses règles, elle causera un conflit entre eux" (bPes 111a). Un homme impur à cause de sa femme est interdit d'accès à la synagogue. De nombreuses femmes juives voient les règles comme une "malédiction".


Dans L'islam :

   Elle pratique sa vie normalement avec une restriction : ne pas avoir de relations sexuelles pendant les règles. Elle ne fait pas les prières quotidiennes, ni le jeûne.

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 13:04

2 - Education des femmes :


a ) Dans le christianisme :

   Saint-Paul dit dans le Nouveau Testament : "Comme dans toutes les églises des saints, que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis de prendre la parole ; qu'elles se tiennent dans la soumission, selon la loi même le dit. Si elles veulent s'instruire sur quelques points, qu'elles interrogent leur mari à la maison ; car il est inconcevant pour une femme de parler dans une assemblée" (I Corinthiens 14 : 34-35). Des questions se posent face à cela : comment font-elles pour s'instruire si elles ne peuvent pas parler? Si sa seule source d'informations est son mari, comment peuvent-elles élargir leur horizon ou vérifier si ce qu'il dit est vrai ou s'il se trompe?

 

B) Dans le judaïsme :

   Selon le Talmud, "Les femmes sont dispensées de l'étude de la Torah". Certains rabbins déclarent : "que les mots de la Torah soient détruits par le feu est préférable à ce qu'ils soient confiées à une femme". Dans ce cas, la femme n'a même pas le droit d'apprendre. 

 

c) Dans l'islam :

   L'histoire de Khawlah : c'est une femme musulmane dont le mari avait dit dans un moment de colère : "tu es pour moi comme le dos de ma mère". Les arabes païens considéraient cette déclaration comme un divorce qui délivrait l'homme de ses responsabilités, mais ne laissait pas la femme libre de partir ou de se marier. Khawlah alla voir le Prophète (SAWS) pour avoir son avis. Il (SAWS) lui conseilla de patienter car il ne voyait pas une autre solution. Khawlah continua d'argumenter avec le Prophète (SAWS) pour sauver son mariage. Et ensuite, le Coran répondit à l'appel de Khawlah et abolit la coutume inique.

   Une sourate entière ( sourate 58) est appelée "la femme qui argumente". Cette histoire prouve que la femme peut argumenter et que personne ne peut lui imposer de se taire. Elle n'a pas que son mari comme référence en matière de religion.


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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 18:54

Divergences entre l'attitude biblique et coranique :

 

Les divergences envers le sexe féminin commence à la naissance de la fille. La Bible déclare que la période d'impureté rituelle de la mère est 2 fois plus longue si l'enfant est une fille (Lévitique 12 : 2-5). La Bible catholique dit : "La naissance d'une fille est une perte" (Ecclésiaste 22 : 3). Le garçon reçoit une louange particulière : "Un homme qui éduque son fils sera envié de son ennemi" (Ecclésiaste 30 : 3).

Les rabbins juifs ont rendu obligatoire pour les hommes juifs la progéniture dans le but de propager la race, mais ne cachaient pas leur préférence pour les garçons. "C'est un bienfait par ceux dont les enfants sont mâles mais un mal par ceux dont les enfants sont femelles", "A la naissance d'un garçon, tous sont joyeux... à la naissance d'une fille, tous sont tristes". On considère la fille comme un fardeau, une source potentielle de honte pour le père : "Ta fille est indocile? Surveille-la bien, qu'elle n'aille pas faire de toi la risée des tes ennemis, la fable de la ville, l'objet des commérages, et te déshonorer aux yeux de tous" (Ecclésiaste 42 : 11). "Méfie-toi d'une fille hardie de peur que, se sentant les coudées franches, elle n'en profite. Garde-toi des regards effrontés et ne t'étonne pas qu'ils t'entraînent au mal" (Ecclésiaste 26 : 10-11).

Le Coran condamne cette pratique haineuse : "Et lorsqu'on annonce à l'un d'eux une fille, son vidage s'assombrit et une rage profonde l'envahit. Il se cache des gens, à cause du malheur qu'on lui a annoncé. Doit-il la garder malgré la honte ou l'enfouira-t-il dans la terre? Combien est mauvais leur jugement" (Sourate 16, versets 58-59). Il y a aucune distinction entre les filles et les garçons. La naissance d'une fille est un cadeau et une bénédiction de Dieu, tout comme la naissance d'un garçon. "A Allah appartient la royauté des cieux et de la terre. Il crée ce qu'Il veut. il fait don de filles à qui Il veut, et don de garçons à qui Il veut" (Sourate 42, verset 49).

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 18:51

1- Le péché originel et le rôle et l'image d'Eve dans le christianisme :

 

   Les 3 religions sont d'accord sur le fait que l'homme et la femme sont créés par Dieu. Il y a eu désaccord peu après la création d'Adam et Eve. La création est racontée dans la Génèse 2 : 4 - 3 : 24 : Dieu leur a interdit de manger des fruits de l'arbre interdit mais le serpent a séduit Eve à en manger et ensuite Eve a séduit Adam. Quand Dieu a reproché à Adam ce qu'il a fait, il a jeté tout le blâme sur Eve. Donc Dieu a dit à Eve qu'il rendrait très grandes ses souffrances et sa grossesse ; et à Adam, il a dit qu'il était banni du Paradis.

   Dans le concept islamique du péché originel, le Coran jette le blâme sur Adam et Eve (Coran sourate 7 : 19-23). Il a aucun indice sur le fait qu'Eve ait trompé Adam. Eve n'est ni tentatrice, ni séductrice, ni trompeuse. On ne peut pas attribuer à Eve les souffrances de la grossesse. Dieu ne punit personne pour les erreurs commises par un autre. Adam et Eve ont demandé pardon à Dieu et Dieu leur a pardonné à tous deux.

    L'image d'Eve dans la Bible a eu un impact négative sur les femmes dans la tradition judéo-chrétienne. Elles étaient toutes indignes de confiance, moralement inférieures et malfaisantes. Les menstruations, la grossesse et l'accouchement étaient considérés comme des punitions. "Et j'ai trouvé plus amère que la mort la femme dont le coeur est un piège et un filet, et dont les mains sont des liens ; celui qui est agréable à Dieu lui échappe, mais le pécheur est pris par elle. Voici ce que j'ai trouvé, dit l'Ecclésiaste, en examinant les choses une à une pour en saisir la raison ; voici ce que mon âme cherche encore, et que je n'ai point trouvé. J'ai trouvé un homme entre mille ; mais je n'ai pas trouvé une femme entre elles toutes" (Ecclésiaste 7 : 26-28). "Toute malice, plutôt que la malice de la femme "..." La femme a été le principe du péché, et c'est à cause d'elle nous devons tous mourir" (Ecclasiaste 25 : 19, 24).

   Les rabbins juifs ont établi une liste de 9 malédictions infligées à le femme : la peine du sang des règles et de la virginité, le fardeau de la grossesse, la souffrance de l'accouchement, la charge d'élever les enfants, sa tête est couverte comme en deuil, elle se perce les oreilles telle l'esclave à vie qui sert son maître, elle n'est pas assez crédible comme témoin et après tout cela : la mort. Les juifs orthodoxes récitent dans leur prière quotidienne du matin : "Béni le Dieu Roi de l'univers qui ne m'a pas fait femme".

   Le rôle d'Eve dans le christianisme est très grand car elle est la raison pour laquelle Jésus-Christ serait venu sur terre à cause de sa désobéissance à Dieu. Elle a commis un péché, a séduit Adam en le poussant à faire de même et de ce fait, Dieu les a expulsé du Paradis à cause d'elle. Ils léguèrent le péché, qui n'a pas été pardonné par Dieu, à tous leurs descendants donc tous les êtres humains naissent dans le péché. Pour purifier l'humanité du péché originel, Dieu devait sacrifier Jésus sur la croix, donc Eve est responsable de son erreur, du péché de son mari, du péché originel de toute l'humanité et de la mort de Jésus.

   Saint Paul dit dans le Nouveau Testament : "Que la femme apprenne dans le silence, en toute soumission ; mais je ne permets pas à la femme d'enseigner ni d'user d'autorité sur l'homme ; mais elle doit demeurer dans le silence ; car Adam a été formé en premier et puis Eve et Adam n'a pas été trompé mais la femme, ayant été trompé, est tombé dans la transgression" (Timothée 2 : 11-14). Saint Tertullien disait à ses soeurs dans la foi : "Savez-vous que vous êtes chacune une Eve? La sentence de Dieu sur votre sexe subsiste aujourd'hui : la culpabilité soit donc exister nécessairement. Vous êtes la porte du Démon : vous avez décacheté l'arbre interdit. Vous avez déserté les premières la loi divine : vous avez persuadé celui que le Démon n'a pas été assez courageux pour attaquer de face. Vous avez détruit si facilement l'image de Dieu, l'homme. Par la cause de votre désobéissance, même le fils de Dieu a dû mourir". Saint Augustin disait : "Quelle différence que ce soit une mère ou une épouse? Nous devons toujours prendre garde d'Eve tentatrice qui subsiste dans chaque femme...je ne vois pas quelle utilisation peut faire l'homme de la femme, si on exclut la fonction d'élever les enfants".

   Dans le concept islamique, le regard sur l'homme et la femme est pareil. Leur but est l'adoration de Dieu, exercer les bonnes actions, ne pas commettre de péchés et ils seront évalués tous deux en conséquence. Il y a l'exemple de femmes idéales comme la vierge Marie et la femme de Pharaon : "Et Allah a cité en parabole pour ceux qui croient, le femme de Pharaon, quand elle dit : "Seigneur, construis-moi auprès de Toi une maison dans le Paradis, et sauve-moi des gens injustes". De même, Marie, le fille d'Imran qui avait préservé sa virginité ; nous y insufflâmes Notre Esprit. Elle avait déclaré véridique les paroles de son Seigneur ainsi que ses Livres : elle fut parmi les dévoués"(Sourate at-Tahrim (66), versets 11 - 12).

   "Les musulmans et musulmanes, croyants et croyantes, obéissants et obéissantes, loyaux et loyales, endurants et endurantes, craignants et craignantes, donneurs et donneuses d'aumônes, jeûnants et jeûnantes, gardiens de leur chasteté et gardiennes, invocateurs souvent d'Allah et invocatrices : Allah a préparé pour eux un pardon et une énorme récompense" ( Sourate Al-Ahzab ( 33), verset 35). "Quiconque, mâle ou femelle, fait une bonne oeuvre tout en étant croyant, Nous lui ferons vivre une bonne vie. Et Nous les récompenserons, certes, en fonction des meilleures de leurs actions" (Sourate An-Nahl (16), verset 97).

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